Les nuisances occasionnées par la présence de macro-déchets
sur le littoral sont de quatre types : nuisances écologiques,
nuisances sur la population humaine, nuisances sur les activités
humaines.
Nuisances écologiques
La
présence en mer de déchets, en particulier ceux
composés de matière synthétique résistant à la
biodégradation, présente des dangers pour la faune.
Les
grands organismes marins peuvent être victimes d'étouffements à cause
de résidus de matériel de pêche tels que
les filets ou les lignes sur lesquelles sont fixées les
hameçons. Les animaux emmêlés meurent des
suites de l'infection de leurs blessures, de faim, ou de l'attaque
de prédateurs du fait de leur moins grande mobilité.
Même sans provoquer la mort de l'animal, les filets empêchent
les animaux de se nourrir, de plonger ou d'aller respirer en
surface correctement.
En plus de ces étranglements, certains objets en plastique
sont susceptibles d'être avalés par des tortues,
occasionnant la mort par occlusion intestinale.
Outre ces impacts négatifs, les débris marins
peuvent être utilisés ou colonisés par
certains organismes marins et donc constituer de nouvelles
niches écologiques. Néanmoins cet aspect peut
paraître insignifiant au regard des risques qu'engendre
l'existence de détritus de toutes sortes, notamment
ceux présentant un risque chimique ou bactériologique
(fûts, bidons, ...).



Nuisances
sur la population humaine
Pour
les communes littorales, les déchets échoués
sur le littoral constituent une nuisance principalement esthétique
et portent préjudice à l'image du site.
Un littoral jonché de déchets de toutes sortes porte
bien évidemment préjudice à l'image du site,
d'autant plus que les touristes sont particulièrement
sensibles à la qualité de leurs lieux de vacances.
Les conséquences sur la fréquentation touristique
sont donc importantes, ce dont les collectivités ont bien
conscience, comme le prouve le succès de l'opération "Pavillon
bleu d'Europe".

Les déchets comme les tessons de bouteilles, les seringues
ou les morceaux de ferraille entraînent en outre des
risques de blessures pour la population fréquentant
les plages, en particulier pour les enfants. D'autre part la
décomposition des déchets organiques alimentaires
ou naturels engendre des odeurs désagréables,
amplifiées par la chaleur estivale, et favorise la prolifération
d'insectes nuisibles.
Nuisances
sur les activités humaines
Les
déchets flottants peuvent constituer une gêne importante
pour la baignade et la navigation.
Les déchets plus encombrants présentent des risques
pour la navigation en cas de collision ou d'enroulement dans
l'hélice.
Au Japon, une étude basée sur l'assurance pour
les navires de pêche de plus de 1000 tonnes de jauge
brute a fait apparaître qu'en 1985 les dommages et les
pertes entraînés par la collision avec des déchets
flottants, la prise dans les hélices. ont coûté les
deux tiers, soit 4,4 millions des 6,6 millions de yens (environ
290 000 francs) de dommages payés cette année
là par les assurances à la flotte.
La présence en grandes quantités de déchets
flottants peut obliger les pêcheurs à changer
de zone de pêche car leurs lignes ou leurs filets les
accrochent.
Les algues échouées en grandes quantités
gênent les baigneurs surtout par leur nature gluante,
mais elles peuvent aussi recouvrir les corps morts ou les plongeoirs
au risque de les rendre glissants. Elles peuvent par ailleurs
colmater les crépines des circuits de refroidissement
des bateaux, ce qui engendre parfois de graves dommages pour
les moteurs. Ceci se produit notamment quand des plaisanciers
non sensibilisés au problème accostent sans méfiance
dans des sites où les algues prolifèrent.
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