Il
n'existe pas en France, ni dans les autres pays, de structure chargée
de la lutte contre le problème des déchets du littoral.
Par
l'effet d'un geste de négligence, d'un coup de vent, d'une
crue ou d'un accident malencontreux, les déchets sortent
de leur cycle de traitement normal. Même frappés
du logo "Point Vert", les emballages qui se déposent
sur les plages ne sont plus recyclables par le système
en place. Qu'ils soient ménagers, industriels ou verts,
les déchets qui arrivent sur les plages sont devenus orphelins
et ne relèvent plus des procédures de traitement
que la loi impose à leurs producteurs. Ce sont des produits
hors la loi, échappant aux contrôles et aux systèmes
en place.
On ne s'étonnera donc pas que le gros de la lutte contre
ces déchets retombe aujourd'hui sur les collectivités
gestionnaires des plages, situation en opposition totale avec
le principe pollueur / payeur : ici, c'est le pollué qui
supporte tous les coûts de la nuisance le frappant. Depuis
quelques années cependant, plusieurs structures ont commencé à agir,
chacune à son niveau :
Le ministère de l'Environnement et l'ADEME favorisent
des initiatives visant à réduire les décharges
du bord de rivière, sources de déchets partant
au fil de l'eau ;
Le Secrétariat Général de la Mer et les
gestionnaires portuaires se soucient de réduire les déchets
portuaires, les déchets de navires et les déchets
dérivant en mer.
La lutte contre les déchets du littoral est complexe :
elle fait appel simultanément à des actions pratiques
de nettoyage, de sensibilisation, de prévention, d'éradication
des origines.
C'est une lutte à de multiples niveaux,
que vous pourrez découvrir dans nos fiches de réponses aux
questions suivantes :