Surfrider Foundation Europe
Créée en 1990 par le triple champion du monde de surf Tom Curren, Surfrider Foundation Europe est une association à but non lucratif dédiée à la protection et à la mise en valeur durable de l'environnement marin.
Cette structure mène différentes actions visant à éduquer et sensibliser les populations
afin de changer les comportements. A travers un important réseau de membres et de bénévoles, l'association mène plusieurs campagnes environnementales comme le programme "Gardiens de la côte". Celui-ci invite citoyens ou associations locales à s’impliquer dans la protection du littoral en transmettant des informations au réseau de surveillance de l'association, afin d'établir un état des lieux précis des plages.
Chaque année depuis 15 ans, Surfrider Foundation Europe coordonne au niveau européen les Initiatives Océanes qui sont des journées dédiées à la problématique des macro-déchets et au nettoyage du littoral. Toute personne souhaitant participer à cet évènement peut consulter le site des Initiatives Océanes pour connaître les lieux de nettoyages et s'inscrire directement en ligne.
Le Pavillon Bleu d'Europe
La Fondation pour l'Education à l'Environnement en Europe
a pour but de favoriser une meilleure prise en compte de l'environnement
dans l'élaboration des politiques locales et des programmes
scolaires. Elle a lancé le programme "Pavillon Bleu
d'Europe", label délivré aux communes du littoral
et aux ports de plaisance qui ont mené une politique active
pour la propreté des plages, basé sur des critères
de gestion de l'eau, qualité de l'environnement en général
et éducation à l'environnement.
Concernant l'aspect éducatif, il est demandé aux
communes de réaliser cinq actions concrètes d'information
et de sensibilisation à destination de la population
permanente, des touristes et des scolaires (sensibilisation
auprès des classes de mer, organisation de visites,d'expositions ...).
Le National Marine Debris Surveillance Program (Canada)
Au Canada, les macro-déchets font l'objet d'un programme de
surveillance : le National Marine Debris Surveillance Program (NMSDP)
coordonné par l'organisation Pitch-in Canada. Mis en place
en automne 1994, il vise à démontrer l'aggravation
écisions politiques.
Ce programme de recherches se base sur un réseau de bénévoles
qui collectent sur des sites présélectionnés
les détritus échoués, selon une méthodologie
finalisée pendant les deux premières années
à partir des travaux de Trevor Dixon (Grande-Bretagne). Les
volontaires reçoivent une formation d'une demi-journée
sur le protocole afin que les données qu'ils acquièrent
soient fiables et exploitables. Ils sont ensuite répartis
sur les sites à échantillonner (actuellement au nombre
de douze, distribués sur les côtes Est et Ouest du
Canada). Deux à trois passages sont réalisés
chaque année sur chaque grève.
Ce mode de fonctionnement est intéressant puisqu'il associe
des relais locaux dans une action d'envergure nationale qui permettra
à terme d'influer sur la politique des déchets en
valorisant le travail de collecte des détritus.
Une telle organisation pourrait être mise en place afin de
quantifier les échouages à l'échelle du littoral
français et de suivre leur évolution. La méthodologie
employée nécessite une grande rigueur dans le travail
de terrain pour que les résultats ne soient pas biaisés.

Pitch-in Canada est une association fondée en 1967 par des personnes
préoccupées par la prolifération des emballages
et ses effets sur l'environnement terrestre et marin.
Outre le programme national de surveillance des débris marins
qu'elle anime, cette structure fait partie des membres fondateurs
de "Clean World International" (secrétariat international
promouvant la réduction, le recyclage et une meilleure élimination
des déchets), ainsi que du "Environmentaly Sound Packaging
Coalition", organisation canadienne qui encourage la coopération
entre les gouvernements, l'industrie et les consommateurs pour réduire les
déchets.
La Beachcombers and Oceanographers International Association (Etats-Unis)
Aux
Etats-Unis, le fort taux d'abonnés au réseau Internet
et l'absence de barrière entre le monde associatif et la
recherche ont fait des "débris marins" un sujet
d'échanges d'informations entre les chercheurs et une multitude
d'observateurs amateurs.
Le
site de l'association offre ainsi à tous les internautes la possibilité
d'envoyer photos et descriptions des objets étranges qu'ils
ont ramassés sur une plage (par exemple les détonateurs
arrivés en 1995 sur les côtes atlantiques) pour que
d'autres internautes les identifient. Les chercheurs rassemblent
ainsi des observations sur les échouements d'objets déversés
en grand nombre depuis des navires (pièces de jeu de construction,
chaussures de sport, jouets de bain, etc) pour en déduire
leur dérive à travers les océans.
Ce type de site et le réseau qu'il entretient peut constituer
un outil précieux pour établir une statistique des
échouements d'objets multiples sous la condition que ces
objets soient identifiables.
Un exemple de démarche régionale
aux Caraïbes
La
diversité des situations est trop forte pour mener des actions
pratiques de lutte à l'échelle mondiale. Il faut donc
travailler à des niveaux plus modestes, le niveau régional
étant une approche intéressante : c'est la seule solution
possible pour que chacun prenne en compte ce qu'il envoie vers les
pays voisins et puisse espérer que ses voisins réduiront
en même temps ce qu'ils lui envoient.
Le concept s'applique bien à des zones océaniques
constituant des ensembles finis, pas trop vastes, impliquant un
ensemble de pays partenaires suffisamment limité pour que
le dialogue s'établisse.
Haut lieu de circulation des paquebots de croisière, la propreté
des plages des Caraïbes constitue un facteur primordial. Nombre
de pays du littoral caraïbe sont encore très loin de
maîtriser leurs propres productions de déchets, y compris
des territoires sous juridiction de pays industrialisés.
Ces pays sont encore plus incapables de recevoir et de traiter convenablement
les eaux grises et les déchets solides de paquebots transportant
chacun plusieurs milliers de personnes.
Face
à ce problème, le Programme des Nations Unies pour
l'Environnement (UNEP) et l'Organisation Mondiale pour la Santé
se sont rassemblés depuis le début des années
90 autour d'un programme régional sur toutes les formes de
rejets en mer, depuis les navires et le littoral.
Cette action a conduit à la tenue de plusieurs ateliers régionaux
sur le sujet et au lancement en 1995 d'un projet financé
par la Banque Mondiale sur la gestion des déchets solides
des navires. Ce programme vise en même temps à :
- pousser les armements à équiper leurs navires de
compacteurs et à cesser leurs déversements illicites
;
- aider les ports d'escale à s'équiper d'installations
de réception et de traitement des déchets des navires
;
- inciter les autorités des pays à renforcer leur
surveillance des navires et à condamner les contrevenants.
Plusieurs travaux réalisés dans le cadre de ce programme
s'attachent à quantifier les déchets observés
sur les plages.
Une étude publiée en 1990 fait état pour la
côte caraïbe du Honduras d'une moyenne de 123 kg de déchets
industriels ramassés par km de plage (à 91 % de plastique),
une quantité tout à fait dans la fourchette des 100
à 200 kg par km ramassés aux Etats-Unis lors des nettoyages
de printemps.
Dernière mise à jour : 29/08/00