La lutte contre les pollutions accidentelles par hydrocarbure implique souvent l'utilisation de produits chimiques qui servent notamment à faciliter la dégradation ou la récupération du polluant.
Il
existe 5 grandes familles de produits de lutte
: les dispersants, les produits de lavage,
les absorbants, les désémulsifiants,
les biodégradants (à cela s'ajoute de façon plus marginale, les agents repousseurs, les filmogènes, les gélifiants).
Ces produits sont utilisés dans l'environnement
naturel. Il est donc logique qu'ils fassent l'objet
de contrôles a priori pour vérifier
leur innocuité. Des procédures
visant à les homologuer, agréer
ou approuver, ont été mises en
place dans les pays développés.
Ces procédures permettent d'établir
des listes de produits autorisés ou recommandés.
Les contrôles en laboratoire sont effectués
selon des méthodes d'essai bien définies.
Rigoureuses et précises, ces méthodes
conduisent à des résultats dont
la valeur est limitée à des conditions
d'expérience arrêtées arbitrairement.
Ils ne prétendent pas embrasser tous les
aspects du problème d'une utilisation
réelle en mer ou en eau douce. Ils ne
peuvent préjuger du bien fondé de
cette utilisation, ni de ses effets globaux sur
les écosystèmes. Ils permettent
toutefois de sélectionner globalement
les meilleurs produits.
En France, la majorité des méthodes
de tests ont fait l'objet de normalisation auprès
de l'AFNOR (Association Française de Normalisation)
: il s'agit de méthodes d'essais relatives
aux dispersants marins, absorbants et produits
de lavage de rochers. Le Cedre est chargé des
tests et recommandations pour ces types de produits.
Il se fait assister, si besoin, par un groupe de travail
piloté par le ministère de l'Environnement
et de l'Aménagement du Territoire, composé de
représentants des ministères et
d'organismes de recherche, pour établir
les critères et seuils de références
applicables aux produits testés.
Dernière mise à jour : 25/03/09