Produits liquides pour briser les émulsions pâteuses d'eau dans le pétrole que l'on récupère sur le littoral ou en mer.
Les
produits pétroliers soumis à une
agitation en présence d'eau (agitation
naturelle des vagues, passages au travers de
la pompe d'un récupérateur...)
forment lorsqu'ils sont chargés en composés
polaires des émulsions inverses par incorporation
de gouttelettes d'eau dans la phase huile : ces émulsions,
qui peuvent contenir jusqu'à 80 % d'eau,
se présentent sous l'aspect d'une masse
collante, visqueuse, de couleur marron plus ou
moins foncé, d'où son surnom
de mousse au chocolat.
La formation de ces émulsions inverses
constitue, avec l'évaporation des fractions
légères, le phénomène
qui influe le plus fortement sur la viscosité d'un
polluant pétrolier au cours de son vieillissement
en mer : le brut de l'Amoco Cadiz a vu sa viscosité multipliée
par 200 suite à la formation d'une émulsion
contenant 75 % d'eau. L'émulsification
augmente considérablement le volume de
la pollution et de ce fait complique les opérations
: l'incorporation de 75 % d'eau dans le pétrole
dans le pétrole de l'Amoco Cadiz a eu
pour effet de multiplier par 4 le volume de
la pollution.
Le traitement des émulsions inverses au
produit désémulsifiant permet de
séparer les hydrocarbures de l'eau et
des débris divers emprisonnés dans
l'émulsion, allégeant ainsi considérablement
les opérations de pompage et de transfert
du polluant. Après décantation,
le volume de pétrole à éliminer
peut être notablement réduit et
l'eau de décantation est rejetée
dans le milieu.
Il n'existe aujourd'hui pour ces produits qu'un
test d'efficacité qui demande à être
amélioré (il mesure la vitesse
de décantation d'une émulsion type)
et quelques résultats d'essais concernant
la toxicité des eaux décantées
après traitement qui, en temps normal,
sont rejetées dans le milieu.
Il sera nécessaire de définir sur
ces deux critères des méthodologies
précises, des seuils d'acceptation pour
mettre en place une procédure de tests.
Dernière mise à jour :
25/03/09