Pour le traitement des MPP, voir aussi les articles :
- Traitements et prétraitements
- Traitements biologiques
- Traitements thermiques
- Valorisation - Elimination ultime

Les équipements nécessaires au traitement des 272 000 tonnes de déchets issus du naufrage de l'Erika (décembre 1999) ont été installés sur un terrain de la raffinerie de Donges (Total).

Le gazole
et l'eau servant aux procédés de fluidification
et de lavage proviennent directement de la raffinerie. En
fin de traitement, les sables et graviers, séparés
par criblage, sont lavés puis valorisés dans
des chantiers de travaux publics. Les macro-déchets
récupérés à la suite d'un tri
mécanique et d'un tri manuel sont lavés et broyés,
puis sont incinérés comme déchets industriels
banals.
Les boues, une
fois filtrées par filtre-presse, pourront être valorisées
comme remblai après traitement thermique ou en cimenterie.
Les hydrocarbures (fuel et gazole) sont recyclés dans les
installations de la raffinerie de Donges. L'eau de procédé
est également dirigée vers la raffinerie, au sein
de la station de traitement des eaux.
Station de déballastage
De
nombreux ports, en particulier ceux abritant une raffinerie, disposent
d'installations pour stocker et traiter les eaux de ballast et les
slops (résidus huileux divers de machineries et fonds de cuves
des tankers). Le traitement consiste en un débourbage-deshuilage,
suivi d'un lagunage assurant en sortie un rejet ne dépassant
pas 10 mg d’hydrocarbures par litre d’eau. Les coûts
de traitement sont très variables d'un port à l'autre
(300 à 1 800 euros HT pour traiter 200 m³ d'eau de ballast
d'un navire).
Le traitement à la chaux
Le
vocable chaux vive englobe une variété de carbonates
de calcium tendres ou durs. Au contact de l'eau ces minéraux
déshydratés à la cuisson provoquent une
réaction exothermique plus ou moins spontanée.
L'absence de cadre réglementaire et normatif sur l'élimination
ultime et les possibilités de valorisation du matériau
pèse toujours sur ce traitement.
La
chaux vive sous forme pulvérulente
L'effet physico-chimique dessèche les matériaux
et les désagrège partiellement. Les fines
particules minérales désactivées
s'imprègnent ainsi de liquide ou s'enrobent de
matières grasses. Cette réaction exothermique
permet de décomposer les hydrocarbures (CO2 + H2O)
et de neutraliser les fractions les plus lourdes.
Trois modes de
mise en oeuvre sont généralement utilisées :
Cette application est réalisable sur des matériaux pollués
et polluants pelletables ou semipâteux. Les techniques in situ génèrent des poussières et des composés
organiques nécessitant des précautions. Après
maturation de quelques jours on obtient un matériau sableux
hydrophobe. Les volumes du produit initial augmentent de 10 à
4 %. Le coût est intéressant (60 à 100 euros HT
la tonne).

Il s’applique
à des produits aussi bien fluides que solides. La capacité
de traitement est de l'ordre de 30 à 80 m³ par jour. D'un coût légèrement supérieur au traitement
précédent (90 à 130 Euros HT la tonne) il permet
par contre la valorisation du co-produit.
Application
: l'Amoco Cadiz
Une partie des déchets issus du naufrage de l'Amoco Cadiz (mars
1978) fut traitée à la chaux. Deux types de chaux ont
été utilisés : chaux vive et chaux vive hydrophobée
(chaux vive à laquelle certains additifs confèrent un
caractère hydrophobe, retardateur de réaction). Ainsi,
10 000 m³ de déchets pâteux ont été traités
à la chaux hydrophobée, 35 000 m³ de déchets
"secs" ont été traités à la
chaux vive ordinaire et 20 000 m³ de déchets "secs"
ont été traités à la chaux vive ordinaire
au sein d'une installation spéciale (centrale fixe).
Cette
méthode fut également employée pour traiter le
fond de quelques fosses de stockage, dans lesquelles la chaux vive
était directement injectée, les matériaux étant
ensuite brassés à l'aide d'une pelle mécanique.
Les produits inertés furent par la suite utilisés comme
remblai.
Dernière mise à jour : 06/03/07