Une fois le gros de la pollution retiré et tout risque de nouveaux arrivages de polluant définitivement écarté, la phase de nettoyage fin peut être programmée.
En
règle générale, la mer parachève
le nettoyage avec une efficacité parfois remarquable.
Pourtant, pour des raisons écologiques mais aussi
économiques ou esthétiques, le nettoyage fin
est très souvent justifié, plus particulièrement
:
- lorsque, au regard de la persistance du polluant et de
l’exposition limitée du site, le nettoyage
naturel s’avère insuffisant et rend les délais
escomptés pour l’auto-nettoyage incompatibles
avec les impératifs économiques ou esthétiques
du site :cas d’un secteur touristique affecté
en période (pré)estivale, par exemple ;
- ou lorsque la probabilité est forte pour que la
pollution ait un impact évident sur les ressources
vivantes, naturelles ou cultivées, ou qu’elle
devienne source d’une contamination chronique.
Une
large panoplie de techniques existe pour le nettoyage fin,
et certaines d’entre elles sont aussi utilisées
en phase de ramassage grossier. Elles ne peuvent être
systématiquement appliquées à l’ensemble
des substrats mais doivent être définies en
fonction des caractéristiques des sites, de l’ampleur
et l’état du polluant (fluide, visqueux), des
types d’arrivages (amas ou nappes en surface ou polluant
enfoui) mais aussi, évidemment, de la qualité
du nettoyage désiré. Il va de soi que la prise
en compte de la sensibilité écologique du
site et de ses environs immédiats doit s’imposer
lors de la détermination de la technique et du degré
de nettoyage à atteindre.
Pour cette phase de nettoyage fin, le principe de base est de
tirer le plus possible profit des processus de nettoyage
naturel ou de se substituer à ces derniers s'ils
s'avèrent inexistants ou pas assez efficaces.