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Techniques de nettoyage applicables
à différents substrats

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LutteLutte à terreLes techniques : ce qu'il faut faire > La phase 2 : le nettoyage fin

Jets d’eau à basse pression
ou flushing
  
(Sables, galets, rochers, marais)

Les jets d’eau à basse pression sont utilisés pour déloger des amas résiduels de polluant ou lessiver et rinçer les roches, blocs et galets (opérations de flushing), ou déplacer des effluents vers le point de collecte.

Outre le brassage immergé, le jet d’eau connaît d’autres utilisations lors du nettoyage fin telles le décaissement de sable en pied de rochers, le sondage ponctuel pour identifier une pollution enfouie, etc.

Toutes ces opérations peuvent être réalisées à l’aide de pompes basse pression (3 à 8 bars) à moyen débit (25 m³/h au moins) munies d’une lance de type incendie ou de préférence de type Impact.


Décaissement  
(Sables, galets, rochers)

Suite à l’engraissement sédimentaire des plages, des parties rocheuses souillées (pied de roches, etc) mais aussi des plaques de polluant sont souvent enfouies sous une couche de sédiment propre (sable, galets). Il convient alors de décaisser cette couverture de sédiment propre afin de remettre à jour la pollution enfouie. Cette action peut, selon le cas, se faire manuellement (à la pelle), avec de l’eau sous pression (à la lance) ou mécaniquement (pelle mécanique).


Chantier botanique   
(Sables, galets, rochers)

Il arrive que des secteurs de végétation, dans les dunes et sur les rochers, soient plus ou moins fortement pollués. Une intervention peut y être décidée. Il s’agit d’opérations délicates qui font l’objet d’une décision et de recommandations spécifiques de la part d’experts botanistes. Des chantiers de ce type, dits "chantiers botaniques", encadrés par des environnementalistes, ont été montés suite à la pollution de l’Erika. Ce terme englobe des opérations, parfois chirurgicales, de grattage, brossage, aspiration, fauche, lavage, collecte, criblage manuel du sable.

Le but est de retirer le maximum de polluant sans endommager davantage le couvert végétal ou le sol. Pour les rochers colonisés par des lichens, le lavage ne doit être réalisé que de manière chirurgicale sur les principales taches ; les rochers alentours doivent être protégés des projections et ruissellements de lavage à l’aide de matériaux absorbants et de voile géotextile. Dans les fissures, certaines plantes peuvent être fauchées, mais le sol même squelettique ne doit pas être retiré. La sensibilité de ces divers milieux réclame un soin particulier et doivent faire l’objet de recommandations strictes par des experts.



Récupération des effluents
(Tous substrats)

Sur l'eau  
Sur l'estran  

Il s’agit d’une phase importante du nettoyage. Le nettoyage ne doit pas se résumer à un simple transfert de la pollution du littoral vers la mer ; le polluant décollé ne doit pas revenir souiller des sites attenants, non souillés jusqu’alors ou déjà nettoyés. La récupération des effluents issus du lessivage ou du lavage est obligatoire, quelle que soit la technique, quel que soit le substrat, quel que soit le polluant. La récupération est un chantier dans le chantier. Sa mise en place est à faire avant le démarrage du nettoyage proprement dit.

Le confinement des effluents est à rechercher, par gravité, drainage ou jets d’eau, en un ou deux points propices à la collecte. Les dispositifs à mettre en œuvre sont à adapter selon la configuration des sites et la nature du substrat : tranchées et cuvettes, naturelles (rochers) ou à creuser (sédiments). Il est bon de mettre à profit les reliefs du sol, de repérer les écoulements et réceptacles naturels, de les utiliser mais aussi, si nécessaire, de ne pas hésiter à les modifier. Le recours à un barrage échouable peut aussi être envisagé sur certaines plages.

La récupération peut se faire par pompage, absorption (absorbants adaptés au polluant, en vrac ou conditionnés en feuilles, tapis, boudins, écheveaux) ou bien par filtration (tamis, épuisettes ...).

L’expérience de l’Erika a par ailleurs montré l’intérêt que présente le recours à un géotextile de type voile d’hivernage (utilisé en milieu horticole pour protéger les arbustes en hiver). Il s’agit d’un voile à la fois relativement filtrant, suffisamment souple pour bien épouser les reliefs du sol, et suffisamment solide pour une (ré)utilisation en chantier de dépollution. Lors des opérations de lavage de rochers, un tel voile disposé au pied des rochers et recouvrant le lit d’écoulement jusqu’au point de collecte diminue de façon considérable la pénétration dans le sédiment des effluents durant leur course sur la plage.

Lorsque les surfaces à laver sont partiellement immergées ou situées à proximité immédiate (quelques mètres) de la mer, on peut envisager la récupération sur l’eau, à l'intérieur d'un barrage flottant léger, par écrémage, pompage, captage par filet, absorption.


Utilisation de produits absorbants   
(Tous substrats)

Dans cette phase de la lutte, le recours aux produits absorbants a essentiellement pour but de faciliter la récupération du pétrole décollé lors des opérations de lavage. En cas de faibles volumes de pétrole, ce procédé est plus sélectif que le pompage. Les absorbants sont épandus soit dans les tranchées de réception des eaux de lavage, soit dans un barrage sur l'eau. La récupération peut être faite sur le front de vague à l'aide de pelles spéciales à trous, de fourches, d'épuisettes.




Dernière mise à jour : 16/03/07
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