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  La plage et son plan d'eau

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La plage artificielle et son plan d’eau constituent un outil unique qui permet de simuler en grandeur réelle, lors d’expérimentations ou de formations, des pollutions sur divers faciès littoraux.

Caractéristiques

C’est un bassin trapézoïdal d’une surface de 6 000 m2 comportant deux rampes de mise à l’eau situées aux extrémités d’une plage artificielle d’environ 2 500 m2. Le bassin est construit en béton et est couvert de 60 cm de sable sur sa partie haute. Cette épaisseur tend vers zéro dans le fond du bassin. Sa surface est d’environ 3 500 m2 (en niveau moyen). Les berges en béton sont inclinées à 65 % et la pente de la plage varie de 5 à 7 %. Sur la partie haute sont présents deux murs enduits de ciment, un enrochement constitué de blocs de rochers et un lit de galets recréant divers faciès littoraux. Le plan d’eau est rempli d’eau de mer. A l’une de ses extrémités, un ouvrage rassemblant trois systèmes de buses au diamètre différent, simulant différents types d’émissaires tels ceux se déversant sur notre littoral permettent aux participants de s’entraîner à l’utilisation d’obturateurs ou de barrages de fortune.

La plage est en communication avec le bassin profond voisin par gravité dans le sens bassin -> plage et par pompage dans l’autre sens. Ceci permet de faire varier le niveau d’eau et donc de simuler des effets de marées.
Par ailleurs un système de traitement des eaux permet d’éviter les proliférations algales.

 

Principes d’utilisation

Que ce soit pour des expérimentations ou des formations, différents types de pétrole peuvent être épandus dans des conditions proches de la réalité et de façon reproductible. Cet outil permet également de tester et faire des démonstrations d’engins amphibies.
Lors des stages de formation, les participants sont répartis en petits groupes, ce qui permet de travailler en effectif réduit sur des thématiques (« ateliers ») différentes. Les ateliers varient en fonction des stages. Sont notamment proposés :

  • un atelier « reconnaissance et évaluation de la pollution »
  • un atelier « prélèvement d’échantillons »
  • un atelier « nettoyage de galets », au cours duquel les stagiaires mettent en œuvre plusieurs techniques et en comparent l’efficacité
  • un atelier « nettoyage d’enrochements »
  • un atelier « pollution enfouie », dont l’objectif est de localiser et récupérer du polluant enfoui sous une couche de sable
  • un atelier « obturation d’émissaires et barrages de fortune »

Avant chaque atelier, les stagiaires sont invités à définir les rôles au sein de leur groupe, définir les opérations qui devront être menées, organiser le chantier, mettre en place les systèmes de récupération des effluents de nettoyage.
Les participants terminent chaque journée par un passage par la zone de décontamination, mise en place le premier jour.

Vous retrouverez des images de ces exercices dans la vidéo de présentation du Cedre.

 

Phase pratique : nettoyage d'un lit de galets pollués. Cedre.
Phase pratique : nettoyage d'un lit de galets pollués.
Nettoyage d'enrochement pollué. (source Laurent Mignaux - Meeddat).
Nettoyage d'enrochement. (source L. Mignaux/Meeddat).
Gonflage d'un barrage échouable.  Cedre.
Phase pratique : gonflage d'un barrage échouable.
Phase pratique : protection d'un émissaire.  Cedre.
Phase pratique : protection d'un émissaire.

Photos source Cedre
Mise à jour mars 2009

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