Le 23 juin 1987, le pétrolier japonais Fuyoh-Maru, en avarie de barre, aborde le pétrolier grec Vitoria alors qu'ils se croisent sur la Seine, en amont du pont de Tancarville. Le feu se déclare à bord du Vitoria, lège, puis une série d'explosions secoue le navire provoquant ainsi la mort du capitaine, du pilote et de 4 membres d'équipage. Le pétrolier coule sur place.

Après
le sauvetage des vies humaines et l'extinction de l'incendie, les
opérations de lutte contre la pollution, relativement faible,
s'organisent. La
première estimation de la pollution est de près de
30 kilomètres de berges touchées au niveau du fleuve
de Caudebec. Des irisations et des traînées discontinues
plus épaisses de polluants circulent parallèlement
à la berge. Le volume d’huile libre qui flotte en surface
est évalué entre 15 et 20 tonnes.
Cette
pollution morcelée rend donc difficile le traitement car
nécessiterait des quantités prohibitives de produits
dispersants. D’autant que l’absence d’agitation
du plan d’eau et sa faible salinité mettent en doute
l’efficacité de la dispersion potentielle. Les risques
seraient alors d’étaler la pollution et d’augmenter
un risque d’impact sur les rives.
Aucune
protection rapprochée n’est envisageable sur l’épave
pour différentes raisons : fioul qui s’échappe
de l’épave et qui réapparaît en surface
parfois jusqu’à 100 mètres du point de fuite,
vitesse du courant…
Un
chantier mobile de récupération est mis en place sur
la Seine. La technique utilisée a été validée
au cours de l’expérimentation antérieure Polseine2.
Une barge provenant du Centre Polmar
du Havre, fonctionne 24h/24, équipée d’un barrage
récupérateur déployé à l’aide
d’un panneau divergent. Un second modèle, du Centre
de Dunkerque, le relaiera par la suite.
Nom : Vitoria/Fuyoh-Maru
Date : 23/06/1987
Lieu : France
Zone de l'accident : pont de Tancarville, La Seine
Cause de l'accident : collision
Nature du polluant : hydrocarbures
Quantité déversée : 15 tonnes
Type de navire : pétrolier
Date de construction : 1964
Longueur : 164 m
Largueur : 20 m
Pavillon : grec
Le
chantier fixe de Pont-Jérome, composé d’un plus
petit barrage et de moyens de pompage installés sur les quais
s’avère très efficace. Pour
les berges, les opérations de nettoyage commencent lorsque
la totalité des soutes est pompée.
Les
restes du Vitoria sont emmenés à la casse en septembre 1987.
Voir aussi
Dernière mise à jour : 10/04/2007