Chaque cas de pollution est un cas nouveau, alors que l’évaluation de la situation nécessite de pouvoir disposer rapidement d’une information la plus fiable possible.
L’affaire du Sea Empress n’a pas échappé à ce paradoxe et, dans l’urgence du départ de nos ingénieurs pour Milford Haven, puis durant le cours des opérations, le service documentation du Cedre fut sollicité pour fournir différentes données résidentes et circonstancielles.
Dès
l’alerte, il a fallu dans les plus brefs délais
:
• les cartes marines françaises de
l’EPSHOM (Établissement principal du service hydrographique et
océanographique de la Marine), organisme situé à Brest
;
• les cartes marines anglaises complétant efficacement les cartes
de l’EPSHOM par le biais du Nautique Service (Le Havre) ;
• les instructions nautiques de l’Angleterre (côte sud : dernière édition
en vigueur que nous possédions déjà) qui fournissent de
précieuses informations sur la géographie, la météorologie
(vents), l’océanographie (marées, courants, température
et état de la mer).


Ces premières informations trouvées, une interrogation des différentes bases et banques de données accessibles par le serveur ESA-IRS a été effectuée :
• AFP-EXTEL
News, agence d’informations qui donne le texte intégral
des dernières nouvelles couvrant la France et le Royaume-Uni
;
• Lloyd’s list, banque de données qui fournit le texte complet
du quotidien du même nom, spécialisé dans la navigation et
les navires ;
• ASFA (Aquatic Sciences and Fisheries Abstracts) qui a pu nous proposer
des références de documents concernant la sensibilité des
côtes, la faune et flore existant dans cette partie de l’Angleterre,
les zones de pêche. Les commandes des articles que nous n’avions
pas ont été aussitôt passées par fax et certains documents
sont arrivés par cette même voie ;
• Pollution, base de données dont l’interrogation a complété utilement
celle
d’ASFA puisque des références d’articles ont été trouvées
sur les pollutions accidentelles par hydrocarbures déjà survenues
au Pays de Galles et sur les effets du pétrole sur la faune et la flore.
Par
la suite, un dépouillement systématique a été réalisé,
pour alimenter les informations déjà obtenues,
par l’intermédiaire de :
• la presse quotidienne locale française : (Ouest France et Le Télégramme)
;
• la presse quotidienne locale : en particulier le journal gallois the
Western Mail (abonnement de 6 mois) ;
• la presse spécialisée hebdomadaire : l’Oil spill
intelligence report, le Golob’s oil pollution bulletin (bulletins émanant
tous deux des Etats-Unis), Le Marin, Cols Bleus…
Plus tard, d’autres informations concernant les effets écologiques de cette catastrophe ont pu être acquises en visitant le site internet de l’University of Wales Swansea school of biological sciences (http://www.swan.ac.uk/empress/overview.htm).
Mise à jour : Juillet 2003