L'accident
Dans la nuit du 4 au 5 mars 2002, le pétrolier de 260 mètres
« Norrisia » déverse accidentellement environ
1 m³ de fioul en fin d’opération de mise en carène.
Lorsque le navire est en place sur ses tins, l’ultime déballastage
se fait porte ouverte pour raison de sécurité. Le
barrage des pompiers, seule protection généralement
utilisée pour des petits rejets dans ce cas de figure, ne
suffit pas à contenir la pollution dans la forme de radoub.
L’essentiel part en rade poussé par un petit vent de
Nord-Est.
La lutte
Le Cedre est sollicité 4 fois au cours de la nuit pour des
conseils par l'entreprise exploitante puis par la Préfecture
Maritime et les pompiers. Un survol par hélicoptère
est effectué par la Marine dès le lever du jour assorti
de reconnaissances en zodiacs par la direction du port de Brest
et la Direction Départementale de l'Equipement.
Deux remorqueurs
mettent en oeuvre un chalut récupérateur d'hydrocarbures
de la Marine. Le Cedre participe à la cellule de crise en
préfecture avant d’aller effectuer un deuxième
vol en Alouette pour diriger les moyens nautiques sur le polluant.
Le fractionnement et la dissipation du polluant empêchant
une récupération par chalut, la Marine relève
le dispositif en fin de journée. Quelques boulettes sont observées sur le littoral sud de
l’Elorn et celui de la presqu’île de Plougastel
sans que la conchyliculture ait été touchée.
Rôle du Cedre
Outre
les sollicitations auprès de l’ingénieur d’astreinte
et sa présence à la réunion de la cellule de
crise, le Cedre a participé à un survol de la rade
et du goulet, mené par la Marine nationale. Pendant ce temps,
deux techniciens du Cedre étaient embarqués sur le
remorqueur à bord duquel était préparé
un chalut récupérateur d'hydrocarbures.
Nom : Norrisia
Date : 4/03/2002
Lieu : France
Zone de l'accident : Brest, Finistère
Cause de l'accident : avarie
Nature du polluant : fioul
Quantité déversée : 1 m³
Type de navire : pétrolier
Longueur : 260 m
Enseignements
A
la suite de cet incident, la Capitainerie a organisé une
réunion, à laquelle a participé le Cedre, dans
le but de doter le port de commerce d’un dispositif de confinement
à déploiement rapide. Le Cedre a incité les
autorités portuaires à collaborer avec le port militaire
qui, lui, est doté de barrages et d’une barge récupératrice.
Dernière mise à jour : septembre 2003