Discussion technique avec des volontaires libanais,
septembre 2006. Source Cedre.
Dès réception de la demande d'assistance des autorités
libanaises, la France, partie contractante de la convention de Barcelone
et cofinanceur du REMPEC, le Secrétariat Général
de la Mer a coordonné l'assistance technique entre la Marine
nationale, le ministère des Transports, le ministère
de l'Environnement, le ministère des Affaires étrangères
et le Cedre. Le PC Intervention du Cedre se met en action pour fournir
de l'information technique sur les moyens, techniques et produits
de lutte.
Le Cedre assure le secrétariat du groupe d'experts chargé
par le REMPEC de rédiger le plan d'action de l'aide internationale
qui est validé le 17 août au Pirée. Un membre
de l'équipe de direction part pour Beyrouth le 21 août
mettre en place une mission de coordination locale de l'aide internationale
pour le compte du REMPEC.
Jusqu'au 19 octobre, le Cedre assure une permanence de 1 à
2 spécialiste(s) dans le comité de coordination des
opérations, au ministère de l'environnement libanais
(MoE).
Sur place, au Liban, les agents du Cedre réalisent une action
de coordination locale de l'aide internationale et une assistance
technique.
De très nombreuses visites sur le terrain (reconnaissances,
suivi de chantiers) sont organisées. Les conditions sont difficiles
compte tenu des destructions dues à la guerre et de la faiblesse
des moyens logistiques (transport, communication).
Les reconnaissances de la pollution tout au long du littoral (aérienne,
marine, terrestre) permettent d'évaluer précisément
son impact. Des recommandations sont rédigées en matière
de gestions de crise et d'intervention (sécurité/santé,
fermeture des plages, environnement, ramassage grossier et nettoyage,
gestion des déchets, ...). Ces visites sur le terrain permettent
de définir les priorités en matière de lutte
et les besoins en équipements.
Un hélicoptère de la frégate Jean Bart réalise
le 20 août un premier survol de la zone côtière
et maritime affectée par la pollution. Ce survol met en évidence
qu'il ne reste plus de volume important d'hydrocarbure à la
dérive et que les taches de pollution sur le littoral sont
concentrées dans les zones exposées aux vents et courants
du sud.
Le ministère de l'Equipement et la Marine nationale envoient,
le 23 août, un lot d'équipement qui arrive sur place
le 28, rejoint par une équipe de 8 spécialistes chargés
de former le personnel libanais au maniement du matériel. Cette
équipe engage des travaux de nettoyage dans la zone de Byblos
avec la contribution de personnel de la marine nationale libanaise
et forme des équipes de bénévoles pour le nettoyage
de plage. Le matériel de lutte est laissé sur place,
à la disposition des autorités libanaises.
Une assistance est également fournie à l'association
environnementale Bahr Loubnan, chargée par le gouvernement
libanais de mobiliser des volontaires pour des opérations de
nettoyage des plages.
Au total, l'aide française, matérielle et humaine, est
estimée à 1 million d'euros.
Mise en place d'un chantier de nettoyage,
septembre 2006. Source Cedre.
Décembre
2006