A
partir du 18 août 1998, une pollution d'origine inconnue se
développe sur environ 15 km du canal de Nantes à Brest,
en amont de Chateauneuf-du-Faou. L'événement se traduit
par une mortalité de l'ordre de 2 tonnes de poissons, notamment
des sandres, brèmes et saumons.
Les spécialistes de la qualité des eaux mobilisés
(DDE, DDASS, Conseil Supérieur de la Pêche, Compagnie
Générale des Eaux) recherchent sans succès
les causes de cette pollution. Il est recommandé à
la population de Chateauneuf-du-Faou d'éviter la consommation
d'eau du robinet, tandis que des mesures curatives sont prises,
notamment le filtrage des eaux, pompées sur de larges quantités
de charbon actif. Les analyses physico-chimiques (oxygène,
pesticides, métaux, polluants organiques) de l'eau du canal
et les analyses pratiquées sur des poissons morts ne permettent
pas de déterminer l'origine et la cause de la pollution.
Une telle situation impose une réaction rapide et une bonne
coordination des différents services départementaux
amenés à agir dans leur champ de compétence
propre.
La question des moyens financiers est posée, notamment la
mise en place d'un fonds d'intervention pour permettre aux services
techniques concernés d'engager un certain nombre d'actions
concrètes et immédiates (prélèvements
d'échantillons d'eau en continu, analyses auprès de
laboratoires spécialisés). Un autre point soulevé
par cette affaire est la connaissance des compétences spécifiques
des laboratoires d'analyses chargés de la qualité
des eaux et leur disponibilité en situation d'urgence.
Nom : Canal de Nantes à Brest
Date : 18/08/1998
Lieu : France
Zone de l'accident : Chateauneuf-du-Faou, Bretagne
Cause de l'accident : indéterminée
Nature du polluant : indéterminée
Quantité déversée : indéterminée
Une situation analogue, fin novembre 1998, des mortalités de poissons dans un étang du Nord, a en effet amené le CODIS 59 à rechercher sans succès un laboratoire de contrôle pour effectuer des analyses, ou à défaut des prélèvements d'eau, durant un week-end. On pourrait imaginer un service permanent de l'Etat (ex. : Gendarmerie) réalisant les prélèvements en liaison avec un cadre d'astreinte d'un laboratoire agréé comme référence au niveau départemental ou régional pour le contrôle de la qualité des eaux. Mais ce laboratoire devrait pouvoir mobiliser 24h sur 24 les compétences et le matériel nécessaires pour tous les échantillonnages et analyses prévisibles, une astreinte lourde.
Dernière mise à jour : 2000