Le
naufrage du chimiquier Balu, le 20 mars 2001, dans le golfe de Gascogne,
sur des fonds de 4 600 à 4 800 m, à la limite des eaux
de surveillance françaises et espagnoles, à environ
120 miles nautiques au nord de La Corogne, avec une cargaison de
8 000 tonnes d'acide sulfurique, a valu au Cedre de multiples interrogations
sur la dangerosité de l'accident pour l'environnement marin.
S'il n'a pas coulé avec le navire, l'acide sulfurique, beaucoup
plus dense que l'eau (d = 1,84) a immédiatement suivi l'épave
vers le fond, en se dissolvant progressivement.
En l'absence d'une réaction exothermique brutale au moment
du naufrage, le risque pour la faune et la flore marine est un risque
de mortalité par forte acidification du milieu, localisé
au voisinage immédiat de l'épave. L'acide va se dissoudre
dans l'eau de mer qui a un fort pouvoir neutralisant et un grand
volume. Ainsi, le pH retrouvera rapidement son niveau d'origine
dans la zone affectée.
A la profondeur en cause, les peuplements du fond sont faibles en
biomasse par unité de surface, peu diversifiés, et
ne font l'objet d'aucune exploitation. Il n'y a donc pas de risques
pour la pêche et l'impact environnemental sera très
vraisemblablement trop temporaire et trop localisé pour être
quantifiable.
Les accidents de chimiquiers transportant de l'acide sulfurique,
produit très corrosif, sont un risque bien répertorié
dans les archives de la lutte contre les pollutions marines accidentelles.
Nom : Balu
Date : 20/03/2001
Lieu : Golfe de Gascogne
Zone de l'accident : golfe de Gascogne
Cause de l'accident : avarie
Quantité transportée : 8 000 tonnes
Nature du polluant : acide sulfurique
Quantité déversée : 8 000 tonnes
Type de navire : chimiquier
Date de construction : 1977
Pavillon : maltais
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Dernière mise à jour : 23/03/01