Le 1er février 1991, le chimiquier Alessandro Primo fait route de Gela (Sicile) vers Ravenna quand il sombre en Mer Adriatique à 30 kilomètres de Molfetta (Italie) avec à son bord 3 013 tonnes de 1,2 dichloroéthane et 549 tonnes d’acrylonitrile. L’épave gît par 108 m de fond. Les 14 membres d’équipage sont évacués par un bateau de sauvetage.
L’état d’urgence est déclaré. Un comité consultatif technique est mis en place. La navigation et la pêche sont interdites dans une zone d’exclusion de 10 Nautiques autour de l’épave.
Le navire se présente incliné sur tribord. Les premières images montrent une rupture d’une canalisation d’acrylonitrile. Cette fuite est colmatée à l’aide de résine époxy.
Les propriétaires sont priés d’enlever le navire pour prévenir une éventuelle pollution.
L’acrylonitrile et le 1,2-ethylene dichloride sont renfermés dans les conteneurs. L'acrylonitrile est un liquide hautement inflammable, utilisé dans la synthèse du caoutchouc synthétique et du nylon par exemple. Dans l’eau de mer, l’acrylonitrile se dissout et s’évapore.
Le 1,2 dichloroéthane est un liquide incolore inflammable et toxique, utilisé comme intermédiaire dans la synthèse du chlorovinyle, de peintures, vernis ou de matières plastiques diverses (nylon,…). Au contact de l’eau de mer, le produit se dissout.
Nom : Alessandro Primo
Date : 01/02/1991
Lieu : Italie
Zone de l'accident : Mer Adriatique, à 30 kilomètres de Molfetta
Nature du polluant : dicloroéthane et acrylonitrile
Quantité transportée : 3 013 tonnes
de 1,2 dichloroéthane
et 549 tonnes d’acrylonitrile
Type de navire : chimiquier
Date de construction : 1983
Longueur : 103.92 m
Largeur : 14.23 m
Pavillon : italien
Cause de l'accident : avarie
Après deux mois d’étude et un examen précis de l’épave et des cuves, le scénario de récupération et les procédures choisies sont mis en oeuvre : les pompes sont réparties sur le fond (40 - 60 m³/h) et les citernes sont raccordées aux pompes à l’aide des tuyauteries de pont.
Le pompage dure une semaine. Une flotte est mise en place en surface par la société SMIT TAK : navire support de plongée, navire de vie (et hôpital) pour 50 personnes avec hélideck et barges de récupération (une pour chaque produit).
Près de trois mois après le naufrage, 2 733 tonnes de 1,2 dichloroéthane sont ainsi récupérées des cuves de l’épave ainsi que 2 850 m³ de mélange eau-dichloroéthane et 900 m³ de l’acrylonitrile mélangé à l’eau.
Dernière mise à jour : 10/04/2007